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Dental implants: when type 2 diabetes increases the risks

While dental implantology shows high success rates, the patient's metabolic balance remains...

Diabetes and implants: beyond survival, the challenge of mechanical and biological complications

While dental implantology demonstrates high success rates, the patient's metabolic balance remains a critical determinant of tissue longevity. Type 2 diabetes, through chronic hyperglycaemia, impairs collagen synthesis, reduces osteoblastic activity and exacerbates the inflammatory response. Although the biological risk is documented, the impact of diabetes on mechanical complications and the precise influence of glycaemic control in real-world clinical practice remain a subject of debate.

This retrospective study, conducted at the Buddha Institute of Dental Sciences (Patna, India), analysed the records of 168 patients selected from 678 institutional records over a five-year period (2019-2023). The primary objective was to compare the prevalence of mechanical and biological complications between a cohort of diabetic patients (n = 84) and a healthy control group (n = 84), all followed up for at least 12 months after functional loading.

The researchers evaluated the frequency of prosthetic and biological events, testing the influence of metabolic status on implant stability. More specifically, the study aimed to quantify the incidence of pathologies such as peri-implantitis and technical incidents such as abutment loosening, while analysing the impact of glycated haemoglobin levels (HbA1c ≤7 % vs >7 %) on these clinical outcomes.

Methodology of the retrospective analysis

This study is a retrospective observational analysis based on the records of the prosthodontics department of the Buddha Institute of Dental Sciences and Hospital (Patna, India). Data collection spans a five-year period, from January 2019 to December 2023, providing a longitudinal assessment of implant complications in a real-world clinical setting.

Out of 678 initial records, 168 patients were selected and divided into two equal cohorts: a diabetic group (n = 84, type 2 diabetes) and a non-diabetic control group (n = 84). Inclusion criteria included an age ≥ 18 years, the placement of at least one single endosseous implant with a minimum functional loading of 12 months, and a documented HbA1c measurement within the six months preceding implantation. Within the diabetic cohort, a subgroup analysis was performed according to glycaemic control (HbA1c ≤ 7 % or > 7 %).

The study systematically recorded two categories of complications:

  • Mechanical: abutment loosening, prosthetic screw fracture, veneering material fractures (minor and major), framework fracture and significant occlusal wear.
  • Biological: bleeding on probing (BOP), suppuration, pocket depth ≥ 6 mm, radiographic bone loss ≥ 2 mm and peri-implantitis (according to the 2017 World Workshop criteria).

Data were analysed using IBM SPSS Statistics v26.0. Comparisons used the t-test for continuous variables, as well as Chi-square tests and Fisher's exact test for categorical variables. Odds ratios (OR) were calculated via binary logistic regression with a significance level of p < 0.05.

Analysis of Mechanical and Biological Complications

The study included 168 patients (84 diabetic and 84 non-diabetic) followed up over an average period of approximately 38 months. The results demonstrate a significantly increased prevalence of complications in patients with type 2 diabetes, with a direct impact of glycaemic control on peri-implant health.

Mechanical complications: the critical point of loosening

Abutment screw loosening proved to be the only statistically significant mechanical complication between the two groups. It was observed in 27.4% of diabetic patients compared to 13.1% of healthy patients (OR: 2.49; p = 0.026). Although the rates of prosthetic screw fractures (14.3% vs 7.1%) and ceramic fractures (catastrophic: 8.3% vs 3.6%) were higher in the diabetic group, these differences did not reach the threshold of statistical significance.

Biological complications and peri-implantitis

The biological risk is significantly exacerbated by diabetes. Overall, 64.3% of diabetic patients presented at least one biological complication, compared to 36.9% in the control group (OR: 3.08; p < 0.001). The diagnosis of peri-implantitis is three times more frequent in diabetic subjects.

Biological ComplicationDiabetic (n=84)Non-diabetic (n=84)Odds Ratio (IC 95 %)p-value
Saignement au sondage (BOP)60,7 %34,5 %2,94< 0,001
Suppuration26,2 %9,5 %3,330,007
Profondeur de sondage ≥ 6 mm36,9 %15,5 %3,170,002
Perte osseuse radiographique ≥ 2 mm33,3 %13,1 %3,270,003
Péri-implantite31,0 %10,7 %3,730,002

Influence du contrôle glycémique (HbA1c)

L'analyse de sous-groupe au sein de la cohorte diabétique montre que le contrôle de la glycémie est un facteur déterminant pour la survie biologique de l'implant. Les patients présentant un diabète non contrôlé (HbA1c > 7,0 %) affichent des taux de complications nettement supérieurs aux patients contrôlés (HbA1c ≤ 7,0 %) :

  • Péri-implantite : 41,3 % chez les non-contrôlés vs 18,4 % chez les contrôlés (OR : 3,12 ; p = 0,028).
  • Profondeur de sondage ≥ 6 mm : 47,8 % vs 23,7 % (OR : 2,97 ; p = 0,028).
  • Perte osseuse ≥ 2 mm : 43,5 % vs 21,1 % (OR : 2,92 ; p = 0,033).

En revanche, le contrôle glycémique n'a pas influencé de manière significative le taux de complications mécaniques (desserrage de vis : 32,6 % vs 21,1 % ; p = 0,251).

L'impact clinique de l'équilibre glycémique

Les résultats de cette étude rétrospective mettent en lumière une vulnérabilité accrue des patients diabétiques, tant sur le plan biologique que mécanique. Le risque de péri-implantite est multiplié par 3,73 chez les patients diabétiques (31 % contre 10,7 % chez les non-diabétiques), confirmant que l'hyperglycémie chronique altère la réponse immunitaire et la stabilité des tissus péri-implantaires. Plus frappant encore, le contrôle glycémique est un facteur déterminant : les patients avec une HbA1c > 7 % présentent des taux de péri-implantite (41,3 %) et de perte osseuse radiographique (43,5 %) significativement plus élevés que ceux dont le diabète est contrôlé (respectivement 18,4 % et 21,1 %).

La complication mécanique : un signal faible mais réel

Au-delà des complications biologiques attendues, l'étude révèle une prévalence significativement plus élevée de desserrage de la vis de pilier chez les diabétiques (27,4 % contre 13,1 %, p = 0,026). Si les autres complications mécaniques comme les fractures de vis ou de céramique ne sont pas statistiquement significatives, cette tendance suggère une possible altération de la dynamique occlusale ou de la répartition des charges prothétiques chez ces patients, un point souvent sous-estimé en clinique au profit de l'ostéointégration pure.

Limites et mise en perspective

L'étude présente certaines limites, notamment son design rétrospective et sa réalisation dans un centre unique, ce qui peut introduire des biais de sélection. De plus, bien que non significatif (p = 0,063), le taux de fumeurs plus élevé dans le groupe diabétique pourrait agir comme un facteur de confusion. Néanmoins, avec un suivi moyen de 38 mois, ces données soulignent l'importance d'une surveillance étroite : le diabète, même contrôlé, ne ramène pas le risque au niveau d'un patient sain, mais une HbA1c ≤ 7 % divise par deux le risque de complications biologiques majeures par rapport aux patients non équilibrés.

Synthèse des résultats

Cette étude rétrospective (n=168) démontre que le diabète multiplie par 3,73 le risque de péri-implantite (31,0 % contre 10,7 %) et par 2,49 le risque de dévissage du pilier prothétique (27,4 % contre 13,1 %). Un contrôle glycémique médiocre (HbA1c > 7 %) aggrave drastiquement le pronostic biologique, doublant la prévalence de la perte osseuse radiographique (43,5 % contre 21,1 %) par rapport aux patients équilibrés.

Concrètement, pour le praticien :

  • Objectif HbA1c : Exigez un taux ≤ 7 % pour diviser par deux le risque de complications biologiques ; au-delà, le risque de péri-implantite atteint 41,3 %.
  • Maintenance mécanique : Intégrez un contrôle systématique de la stabilité des piliers lors des visites de suivi, le dévissage étant une complication mécanique majeure chez ces patients (OR 2,49).
  • Vigilance précoce : Avec 60,7 % de saignement au sondage chez les diabétiques, le passage de la mucosite à la péri-implantite est une menace constante nécessitant une prophylaxie professionnelle renforcée.

Lexique technique de l'étude

HbA1c (Hémoglobine glyquée) : Marqueur biologique reflétant la glycémie moyenne sur une période de trois mois. Dans cette étude, il sert de critère de classification pour évaluer le contrôle glycémique des patients diabétiques.

Péri-implantite : Complication biologique inflammatoire définie dans ce protocole par une profondeur de sondage ≥6 mm associée à une perte osseuse radiographique ≥2 mm, conformément aux critères du World Workshop 2017.

BOP (Bleeding on Probing) : Le saignement au sondage est un indicateur clinique utilisé pour évaluer l'inflammation des tissus péri-implantaires lors des examens de suivi.

Desserrage de la vis du pilier (Abutment screw loosening) : Complication mécanique caractérisée par une perte de stabilité de la connexion entre le pilier prothétique et le corps de l'implant.

Suppuration : Présence d'un exsudat purulent au niveau du site implantaire, identifiée comme l'un des paramètres de mesure des complications biologiques.

Charge fonctionnelle (Functional loading) : Période durant laquelle l'implant supporte les forces de mastication via la prothèse. L'étude a inclus des patients ayant au moins 12 mois de recul après cette mise en charge.

Hyperglycémie chronique : État prolongé de taux de glucose sanguin élevés, cité comme facteur influençant négativement la synthèse de collagène et l'activité ostéoblastique péri-implantaire.


Source

  • Titre original : Prevalence of Mechanical and Biological Complications of Dental Implants in Diabetic Versus Non-diabetic Patients: An Institutional Database Study
  • Auteurs : Jay Gohil, Iram Saba, Ramanjeet K Grover, Haifa Beefathimathul, Akhilesh Malethia, Tushar Ranjan
  • Publication : Cureus - 2026-05-23
  • DOI : https://doi.org/10.7759/cureus.109505

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