Skip to Content
The Delynov team is away and back on 24 August. Your parcels will be processed with longer lead times.

Immature teeth: platelet-rich fibrin or blood clot, the 80-month follow-up

Managing necrotic immature permanent teeth presents a clinical dilemma: apexification cl...

Revitalisation endodontique : le défi de la stabilité à long terme

La gestion des dents permanentes immatures nécrosées impose un dilemme clinique : l'apexification classique au MTA ou à l'hydroxyde de calcium crée une barrière apicale mais laisse des parois radiculaires fines et fragiles. À l'inverse, les procédures de revitalisation visent à poursuivre la maturation radiculaire via l'induction d'un caillot sanguin (BC) ou l'usage de matrices autologues comme la fibrine riche en plaquettes (PRF). Si le PRF semble favoriser l'angiogenèse et l'odontogenèse, les données cliniques comparant son efficacité réelle au caillot sanguin traditionnel restent limitées et souvent contradictoires sur le long terme.

L'objectif de ce rapport de cas est de documenter et d'analyser les résultats cliniques et radiographiques à 80 mois de deux incisives centrales maxillaires traumatisées chez un patient de 6 ans. L'étude compare deux approches de scaffold au sein du même environnement biologique : la revitalisation par caillot sanguin pour la dent #21 et l'utilisation d'un scaffold L-PRF pour la dent #11. Les auteurs explorent l'hypothèse selon laquelle les signes précoces de maturation radiculaire ne garantissent pas nécessairement une stabilité clinique prolongée, en scrutant l'évolution de la sensibilité, de la fermeture apicale et le risque de complications infectieuses secondaires après plus de six ans de suivi.

Design et Protocole Clinique

Ce rapport de cas documente le traitement endodontique régénératif de deux incisives centrales maxillaires permanentes chez un patient de 6 ans, suite à un traumatisme. L'étude compare deux approches de matrices (scaffolds) sur une période de suivi de 80 mois : la dent #11 a reçu du PRF, tandis que la dent #21 a été traitée par caillot sanguin (BC).

Le protocole initial a inclus une désinfection canalaire avec 20 mL de NaOCl à 1,5 % et une médication temporaire à l'hydroxyde de calcium. Lors de la seconde séance, après irrigation finale à l'EDTA 17 %, les procédures spécifiques ont été appliquées :

  • Groupe PRF (#11) : Induction d'un micro-saignement apical suivi de l'insertion de fibrine riche en plaquettes (L-PRF), obtenue par centrifugation à 3000 rpm pendant 10 minutes.
  • Groupe Caillot Sanguin (#21) : Provocation d'un saignement périapical par passage d'une lime K #30 à 2 mm au-delà de l'apex pour former le caillot.

Une variable majeure est intervenue pour la dent #21, qui a nécessité un retraitement à 3 mois suite à une infection. Le protocole a alors été modifié : désinfection au NaOCl à 2,5 % et application d'une pâte de métronidazole (0,5 mg/mL) pendant une semaine. Le scellement final des deux dents a été réalisé avec du MTA blanc et une restauration composite.

L'évaluation du suivi repose sur des examens cliniques et une imagerie par radiographies périapicales et CBCT (champ de vision de 5 x 5 cm) réalisés à 28 et 80 mois. Les analyses ont porté sur la maturation radiculaire et les dimensions de l'espace pulpaire via des mesures linéaires.

Suivi clinique et radiographique : de la maturation précoce à l'échec tardif

Les résultats de ce cas clinique révèlent une divergence notable entre la réponse biologique initiale et la stabilité à long terme (80 mois). Bien que l'abstract du rapport suggère des résultats précoces favorables au PRF, la description chronologique du cas indique une dynamique différente pour les deux incisives traitées.

Évolution à court et moyen terme (3 à 28 mois)

La dent #21 (caillot sanguin - BC) a présenté une réinfection à 3 mois nécessitant un retraitement. Malgré cet épisode, elle a montré des signes de maturation radiculaire plus marqués que la dent #11 (PRF) lors de la première année :

  • À 12 mois : La dent #21 (BC) présentait une fermeture apicale supérieure, tandis que la dent #11 (PRF) montrait une fermeture partielle et un rétrécissement canalaire.
  • À 28 mois : Les deux dents étaient asymptomatiques et répondaient positivement aux tests de sensibilité électrique (EPT). Le seuil de réponse était plus bas pour la dent #21 (3/10) que pour la dent #11 (6/10).
Annonce

Pour vous équiper

Produits Delynov en lien avec cette thématique :

Delynov Chirurgie, votre fournisseur en fils de suture chirurgicale résorbables et non résorbables, consommables et instruments de chirurgie dentaire et implantaire.

Évolution à long terme (80 mois)

Le suivi à 80 mois a révélé un basculement du pronostic pour la dent traitée au PRF. Alors que la dent #21 (BC) maintenait une stabilité clinique malgré une décoloration coronaire, la dent #11 (PRF) présentait des signes d'échec pathologique.

Paramètre à 80 moisDent #21 (Caillot Sanguin)Dent #11 (PRF)
Sensibilité (EPT)Positive (19/64)Négative (aucune réponse)
PercussionSensibleSensible
Imagerie (CBCT)Oblitération canalaire partielle, périapex stableRésorption radiculaire et lésion périapicale
État cliniqueDécoloration coronaireÉchec du traitement

Il est crucial de noter que les signes radiographiques précoces de maturation observés sur la dent #11 (PRF) n'ont pas été prédictifs de sa stabilité à long terme. À l'inverse, la dent #21 (BC), malgré une infection initiale et un retraitement, a conservé sa vitalité et une structure périapicale saine sur une période de plus de 6 ans.

Analyse clinique : le paradoxe de la maturation radiculaire

Ce rapport de cas documente l'évolution divergente de deux incisives centrales maxillaires chez un enfant de 6 ans. Initialement, les résultats à court terme (12-28 mois) plaidaient en faveur du PRF : la dent #11 montrait une maturation radiculaire et une fermeture apicale plus rapides que la dent #21, traitée par caillot sanguin (BC). Pourtant, le suivi à 80 mois renverse ce constat. La dent sous PRF a fini par perdre sa sensibilité et développer une lésion périapicale avec résorption radiculaire. À l'inverse, la dent traitée par caillot sanguin est restée stable, sans pathologie apicale, et a maintenu une réponse positive aux tests de sensibilité.

Limites et facteurs de confusion critiques

L'interprétation directe est complexifiée par un biais majeur : la dent BC (#21) a nécessité un retraitement à 3 mois suite à une réinfection. Ce retraitement a impliqué un protocole de désinfection plus agressif utilisant du NaOCl à 2,5 % et une pâte de métronidazole. Cette différence de gestion clinique suggère que la rigueur de la désinfection initiale pourrait être un déterminant plus crucial de la stabilité à long terme que la nature du scaffold (PRF vs caillot). De plus, l'absence de diagnostic précis au moment du traumatisme initial empêche d'évaluer si la sévérité de l'atteinte était identique sur les deux dents.

Un rappel brutal : la victoire radiographique n'est pas définitive

Cette étude souligne que les signes radiographiques précoces de maturation ne garantissent pas un succès pérenne. Si le PRF offre une matrice de fibrine stable libérant des facteurs de croissance, ce cas montre que des complications tardives — telles que l'infection secondaire ou la perte de vitalité — peuvent survenir bien au-delà des deux premières années de suivi conventionnel. La littérature reste d'ailleurs partagée, certaines études ne trouvant aucune différence significative entre le PRF et le caillot sanguin en termes de survie dentaire.

Concrètement, pour le praticien :

  • Méfiance face aux succès précoces : Une fermeture apicale rapide (observée ici entre 12 et 28 mois) n'est pas prédictive de la stabilité à long terme ; un suivi au-delà de 5 ans est impératif pour détecter les infections secondaires.
  • La désinfection prime sur le scaffold : Le succès de la dent traitée par caillot sanguin après un retraitement suggère que le protocole de désinfection (ici NaOCl 2,5 % et pâte d'antibiotique) reste le facteur clé du pronostic.
  • Réévaluation systématique : En présence d'un scaffold autologue (PRF), ne relâchez pas la surveillance ; la réponse pulpaire peut s'altérer tardivement malgré une morphologie radiculaire apparemment rétablie.
La revitalisation des dents permanentes immatures nécrosées est un défi clinique majeur. Si l'utilisation du Platelet-Rich Fibrin (PRF) est souvent présentée comme une alternative supérieure au caillot sanguin (BC) traditionnel, ce rapport de cas unique, portant sur un suivi exceptionnel de 80 mois, invite à une prudence rigoureuse.

Source

  • Titre original : Long-term outcomes of platelet-rich fibrin and blood clot scaffolds in regenerative endodontic treatment of traumatized immature maxillary incisors: An 80-month case report
  • Auteurs : Sevgi Arabulan, Özant Önçağ, Nesrin Dündar, Nazan Ersin, Cemal Eronat
  • Publication : Frontiers in Dental Medicine - 2026-08-03
  • DOI : https://doi.org/10.3389/fdmed.2026.1894791

À lire aussi dans le blog Delynov

31/07/2026 · Tolivi T. Chishi, V.G. Sam Joseph, K.G Vidya · Journal of Conservative Dentistry and Endodontics

Fibrine injectable ou classique : quel choix pour les dents immatures ?

La thérapie endodontique régénératrice (RET) des dents permanentes immatures nécrosées repose sur l'utilisation de matrices (scaffolds) capables de f…
11/05/2026 · Dr Raghavendra Adaki, Dr Shridevi Adaki, Amol Karagir, Dr Jivanasha Agrawal

Préservation alvéolaire sur défaut à trois parois : stabilité du volume osseux à deux ans

La perte osseuse alvéolaire consécutive à une extraction dentaire est un défi clinique majeur, particulièremen...

Information destinée aux professionnels de santé. Ce contenu peut comporter des erreurs ou des résumés tronqués. Nous recommandons de toujours vérifier avec l'article source original. Delynov se décharge de toute responsabilité quant à l'utilisation de ces informations. Ce document n'est pas destiné aux patients ni au grand public.

Bone regeneration: osteogenesis increased by 2.7 times thanks to zinc
In implantology and oral surgery, managing infected sites remains a critical challenge for...